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Lettre(s) de la Magdelaine (3 septembre 2009) – Le numéro du printemps dernier, Toute-puissance, comporte un texte d’Antonio Alberto Semi (un récit) : Vertigo, qui ne manquerait pas de plaire à Hélène Cixous, (v. Philippines) ; il cite la conclusion de Psychanalyse et télépathie (Freud, 1921) et particulièrement : "il n’y a que le premier pas qui coûte, après cela va tout seul" (parlant du "chef" de Saint Denis, que celui-ci emmène sous son bras). En vrac et vite, aussi une évocation de Charlotte Beradt (Rêver sous le III° Reich), un texte introductif d’Adam Phillips, tandis que Pierre Bergounioux évoque la pointe létale dont sont armés les romans de Flaubert. RONALD KLAPKA (www.lettre-de-la-magdelaine.net)
Libération (24 avril 2008) – penser/rêver n° 13 : La vengeance et le pardon, deux passions modernes. On ne saurait manquer ce remarquable numéro consacré au thème de la vengeance et du pardon, « manifestations passionnelles collectives de la modernité ». La vengeance, à l’instar de son renversement en pardon, serait une forme inconsciente de célébration d’un passé qui, de la sorte, ne passerait pas et produirait à son tour des discours symptomatiques. En donnant la parole à des psychanalystes, mais aussi à des acteurs de la réflexion sur le droit, la justice, la politique et l’histoire, ce numéro cerne un changement sociétal qui, pour certains, prend l’allure d’une régression sentimentale aux dépens d’une civilisation du droit et de la loi (on pense à l’engouement actuel pour la victimisation). Les commissions « Vérité et réconciliation » qui, à partir de l’Afrique du sud, on vu le jour en Afrique, en Asie, en Amérique du Sud, ont, de fait, un bilan mitigé. On leur a reproché, dit Monique Chemillier-Gendreau, d’avoir privilégié la réconciliation par rapport à la justice et de s’être fondées sur le sens chrétien du pardon. Du coup, la « repentance » risque de remplacer jusqu’à l’ignorance même des faits. [… Elle] récuse en même temps l’analyse historienne et ses conséquences, au motif qu’on ne revient plus sur une faute avouée. Un beau texte de Janine Altounian plaide pour une troisième voie entre la vengeance qui aliène et stérilise et le pardon qui évite la prise en charge du travail de mémoire et de justice dû aux ascendants impunément assassinés. Dans le même sens, le psychanalyste d’origine uruguayenne Edmundo Gómez Mango écrit, dans « L’impunité, un crime perpétuel », que « l’éthique humaine laïque ne peut pas se fonder sur le déni irresponsable de la réalité psychique ». GENEVIÈVE DELAISI DE PARCEVAL
Le Monde des Livres (26 octobre 2007) – Que voulons-nous d’une femme ? Le savoureux argumentaire du dernier numéro de la revue de psychanalyse penser/rêver, qui a pour titre Que veut une femme ?, procède à une minutieuse et joueuse déconstruction de cette question. En fait, dès la première page, il ne reste plus rien debout ! L’article indéfini que Jacques Lacan nous avait contraints de mettre à la place de « La » femme (dont il doutait si fortement de l’existence) ne parvient plus à faire barrage aux questions embarrassantes. Très vite, il faut inventer d’autres digues, celle des jeux de mots lacaniens (« On la dit-femme, on la diffame ») ne suffisant manifestement plus. Alors, par exemple, il faut retourner le gant de l’interrogation initiale : non pas « que veut une femme ? », mais que voulons-nous d’une femme ? La nature, – exclusivement masculine ? – du « nous » n’est pas précisée. Très vite, ça se complique : « Ce que nous voulons d’elle la constitue comme voulant ce qu’elle veut ; c’est-à-dire qu’on croit qu’elle veut, à ne pas confondre avec ce qu’on croit qu’elle désire… »
De l’intime au politique (et retour), de la confusion des sexes biologiques à tous les brouillages grammaticaux à coups de décrets (l’auteur dit avoir découvert dans les colonnes du Monde la féminisation hautement signifiante du mot « consoeur » en « consoeure »), la route est longue… Jusqu’au retour à une possible reformulation : « Une femme veut-elle quelque chose que les hommes ne sauraient vouloir, comme une évidence naturelle ? » Quoi qu’il en soit, même problématique, même difficile à définir, à fixer, une interrogation que l’on devine centrale demeure. Mais comme le souligne avec bon sens Pierre Bergounioux, un peu plus loin dans ce numéro : « Il n’y a qu’un homme pour se demander ce que veulent les femmes. » Avant de rappeler cette phrase de Faulkner : « Le plus spartiate des hommes restera toujours un petit garçon pleurnicheur auprès d’elles [les femmes]. » PATRICK KÉCHICHIAN
La Quinzaine littéraire (1-15 janvier 2007) – Décidément l’une des revues actuelles les plus dynamiques, toujours alléchante par sa présentation comme par son sommaire laissant la part belle à la psychanalyse sans s’y enfermer, penser/rêver interroge pour son numéro 10 « le conformisme parmi nous », et son obscénité. L’argument de ce dossier qu’on lira en ouverture tel qu’il a été adressé aux (futurs) contributeurs, constate que, « aujourd’hui, le conformisme semble aux commandes […] On soupçonne qu’il est de nature populiste et sentimentale, et qu’il a des avantages. Il semble régulièrement aux ordres de l’orthodoxie religieuse, de l’idéologie nationaliste, des communautarismes. La morale commune, la « morale sexuelle civilisée » – pour reprendre le titre d’un article de Freud -, les moeurs lui sont soumises tout comme leurs dérèglements. Il se complaît à lui-même, s’autorise de lui-même, s’autoengendre ».Si ce dossier retient l’attention, c’est aussi par l’intérêt tout particulier qu’on constate à confronter cette question du conformisme à la pratique analytique – quand le patient conformiste, « bien intentionné, plein de bonne volonté » se révèle au bout du compte exemplaire d’une capacité à révoquer l’ « autre scène », à « penser sans rêver, si l’on peut encore parler de pensée quand l’identification (mais à quoi ? à qui ?) en tient lieu ».Psychanalystes ou non, une vingtaine d’intervenants se sont risqués sur ce thème. Tandis qu’André Burguière et Edgar Morin reviennent sur une « affaire jugée et rejugée », on lira (entre autres !) Michel Neyraut qui revient dans « Faux self ou vrai conformiste ? » sur Zélig, « l’homme caméléon, le meilleur patient de New York. Le modèle des modèles ayant pris le modèle pour modèle », Henri Normand (« L’instant bouleversant du mépris »), Alain Boureau, qui prend l’étymologie pour point de départ de son intervention, « Nécessité et horreur du conformisme ») ou encore Guy Roger qui choisit de renverser la question : « Comment peut-on ne pas être conformiste ? ».Hors dossier, on lira une intervention passionnante, si elle est ardue, celle du linguiste Gabriel Bergounioux (qui vient par ailleurs de publier un roman qui impressionne par la grande maîtrise de l’oralité qu’il y déploie, Il y a de, aux éditions Champ Vallon. Assurément l’un des livres importants de cette rentrée 2006, même s’il a été peu commenté). Le linguiste revient sur son récent Lacan débarbouillé – et d’une certaine façon dénonce lui aussi plusieurs facettes du conformisme, y compris dans le champ de la linguistique, lorsqu’elle « accepte de s’asservir à un usage du cognitivisme ». BERTRAND LECLAIR
Quatrième Groupe, Bulletin d’information
La Quinzaine littéraire (1er au 15 mai 2006) : Parvenue au chiffre 9 et sans crainte des symboles, la revue penser/rêver consacre son numéro à la « double vie des mères » […]. penser/rêver, dont on a déjà eu plusieurs fois l’occasion de signaler la qualité, intervient depuis le champ de la psychanalyse, mais avec une volonté affirmée de l’ouvrir à d’autres expériences, en particulier littéraires […]. Sous son intitulé aux allures innocentes, la « double vie des mères », […] [et] à travers ce lieu commun de la culture qui est dans le même temps exactement une inépuisable source d’énigmes individuelles, penser/rêver veut en somme interroger posément l’ « élément maternel ambivalent qui semble être ce qui fait toute chose, ainsi que Freud l’évoque dans un singulier voyage translinguistique lorsque, du bois au balcon, qui désigne dans l’expression populaire allemande l’opulence de la poitrine féminine, il passe à la série mater, matière, Madère, et madeira qui veut dire bois : la mère est le bois dont on fait toute chose – berceau et cercueil » (et même souvent la langue).
L’ensemble, fort intéressant, compte plusieurs textes nourris de cas cliniques, et d’interrogations que nul ne prétend résoudre – on lira en particulier la longue « Suite lunaire » de Dominique Scarfone. Jean Clair, qui ouvre le numéro, est moins convaincant tant la richesse de son exposé est sans cesse perturbée par l’empreinte d’une position décidément réactionnaire, de celles qui veulent toujours et encore qu’il y ait eu un âge d’or, et que cet âge d’or durant lequel « la loi » faisait encore sens et barrage à la barbarie soit derrière nous, ou plus exactement qu’il soit définitivement rejeté derrière un mur du temps que, pourtant, tout le monde ne franchit ni en même temps, ni à la même époque, ni pour les mêmes raisons… BERTRAND LECLAIR Le site remue.net collectif littérature met le
Les fines distinctions d’André Lacaux, « Siffloter, fredonner, chantonner », de M à Glenn Gould, sont-elles transposables à « la voix de la prose » ? Nous comptons que la citation d’extraits de la conclusion de l’article d’André Lacaux (l’ensemble est de la même eau) vous fera vous précipiter sur la revue! RONALD KLAPKA. Lire l’article Le Monde des livres (11 novembre 2005) – penser/rêver : psychanalyse du fanatisme. Il revenait légitimement à une revue de psychanalyse de poser cette question : « Pourquoi le fanatisme ? ». Cette interrogation est urgente et actuelle, à l’articulation du singulier et du collectif – avec un privilège en faveur de la seconde option […] PATRICK KÉCHICHIAN
Site de la librairie Mollat , juin 2005 – penser/rêver
Le portail de la psychanalyse francophone (www.oedipe.org). Des érotomanes : Le dernier numéro de la revue penser/rêver – qu’on a cru un moment être le dernier à paraître avant d’apprendre son changement d’éditeur – présente un formidable « Des érotomanes ». Dira-t-on jamais assez tout le bien qu’on pense de penser/rêver, cette revue qui se lit autant pour le plaisir du texte que pour celui de la pensée ? On trouve de tout dans ce numéro, depuis le très savant glossaire de l’érotomane et de l’érotomanie présenté par Paul-Laurent Assoun, un formidable article d’érudition, « Je suis érotique sans doute, mais pas érotomane », dû à la plume de Jackie Pigeaud, un extrait d’un roman inédit de Philippe Forest (« Chaque jour je me réveillais… »), une note malicieuse de Jean Paulhan sur l’érotisme et le commentaire tout aussi malicieux de sa petite-fille, Claire Paulhan, le « cabinet privé » de Philippe Comar qui explore en quoi le XIXe siècle fut celui où le sexe s’explora en secret, un « Éros maniaque » de Christian David qui développe l’idée d’une pensée de l’amour, « élaboration psychique – mieux, psychosomatique – de l’investissement érotique de l’objet aimé », un « amour des certitudes » de Miguel de Azambuja qui revient sur un épisode de l’analyse de Sabina Spielrein par Jung et rappelle au détour cette superbe citation de Freud : « Être calomniés, et roussis au feu de l’amour avec lequel nous opérons, ce sont les risques de notre métier, pour lesquels nous n’abandonnerons certainement pas le métier ».
Tout cela sans oublier les rubriques habituelles, dont une « Controverse » consacrée à la nature du transfert et comme toujours la savoureuse « Libre chronique » de J.-B. Pontalis qui pour « penser l’intermédiaire » nous fait passer des Limbes au Purgatoire avant de nous laisser au seuil de l’espace transitionnel ouvert par Winnicott. Où l’ensemble de la revue nous ramène. Avec grâce et élégance.Quand rêver fait penser, et vivre, on ne peut qu’applaudir… JOSÉ MOREL CINQ-MARS Le Monde (21 octobre 2004) – penser/rêver, revue qui ne fait pas de la psychanalyse une discipline close et autosuffisante […] PATRICK KÉCHICHIAN
La Quinzaine Littéraire (15 décembre 2003) – « Notre affaire, au bout du compte, revient à tracer quelque figure dans la confusion générale, silhouette de vache rouge dans l’opaque nuit souterraine, sillon, stèle, angle de mur, phrase qu’un peu de sens irrigue. Nous savons bien qu’à la fin l’informe va triompher comme le loup dans La Chèvre de Monsieur Seguin. Mais qu’importe puisque ce sera sans la participation de la conscience et que ce qu’on ignore n’existe pas » : ainsi Pierre Bergounioux conclut-il sa contribution au dossier « L’informe » de la décidément belle et ambitieuse revue dirigée par Michel Gribinski, et dont le projet se prête d’évidence à ce sujet, comme on peut le vérifier à lire l’Argument, en tête de dossier, où se tissent l’interrogation analytique et les références littéraires (Georges Bataille en premier lieu, mais aussi Leiris, Sartre ou bien sûr Artaud, quoiqu’il soit à peine évoqué).
C’est que, loin d’être une « revue de psychanalyse », penser/rêver, forte d’une évidente curiosité, semble vouloir plutôt réintroduire la psychanalyse dans la vie, ou la vie dans la psychanalyse, et d’abord, en nourrissant ses sommaires d’apports extérieurs : ainsi relève-t-on parmi les contributeurs de ce numéro, outre plusieurs psychanalystes (Michel de M’Uzan, François Gantheret…), l’astro-physicien Michel Cassé, le peintre Friedrich Danielis ou encore Marc Wetzel et Jean Clair, qui aborde au titre de l’informe la « longue histoire de la merde en art. On dit que Picasso, à quelqu’un qui lui demandait : « Maître, que feriez-vous si vous étiez en prison, sans rien ? », aurait répondu : « Je peindrais avec ma merde ». C’est encore, ici même, donner forme à l’informe. »Cette volonté d’ouverture est également perceptible dans la deuxième partie de la revue, Pollen, où on lira en particulier un très bel hommage à Virginia Woolf, par Geneviève Brisac, au prétexte du récent film de Stephen Daldry, The Hours, qui provoque aussi l’enthousiasme du chroniqueur à qui revient systématiquement le mot de la fin de chaque livraison, J.-B. Pontalis. BERTRAND LECLAIR Le Monde (mai 2003) « La nuit remue », éprouvait Henri Michaud… penser/rêver, qui est une revue de psychanalyse, et pas seulement de psychanalyse, se devait, pour correspondre à son titre, d’aller vers cette autre face, nocturne et donc forcément inquiétante, de l’existence. Car le jour n’est pas ni ne peut tout. Christian David, Florence Delay, Michel Chaillou, Geneviève Brisac, Michel Gribinski notamment explorent quelques figures remuantes des nuits humaines. Celle, par exemple, qui faisait dire à saint Jean de la Croix qu’elle était « plus aimable que l’aube », parce qu’elle conduisait « l’aimée vers l’Aimé, l’aimée en l’Aimé transformé ». PATRICK KÉCHICHIAN
Le Devoir (Montréal, 18-19 janvier 2003) – Dans un très beau dossier, le
[…] Ce numéro, gros comme un livre que l’on porte avec soi partout où l’on va, partout où l’on lit, partout où l’on aime penser, se clôt sur un texte de J.-B. Pontalis dont la « Libre chronique », ici, traverse une exposition de Mondrian […] Et, comme il arrive souvent, c’est sur la femme que se termine cette chronique : la femme que Mondrian a évité toute sa vie, celle qui est captive de la fauteuse de désordre, celle de la Genèse, ou encore Pandore dont le ventre retient tous les maux […]. MARIE CLAIRE LANCTÔT BÉLANGER Le Monde (15 octobre 2002) – Le deuxième numéro de cette revue pluridisciplinaire et pluridimensionnelle – les auteurs viennent de la « psychanalyse, de diverses disciplines des sciences humaines, et de la création littéraire où Freud reconnaissait ses précurseurs » – propose Douze remèdes à la douleur. Ce n’est pas trop… « Nous savons très peu de choses de la douleur », soulignait le même Freud en 1926. « On est frappé, est-il écrit justement dans le texte de présentation du numéro, par le contraste [entre ce peu] et l’extension quasi illimitée de ses [la douleur] usages, c’est-à-dire son emprise. » Toute la question est en effet d’établir et de penser le lien entre ce quasi-non-savoir – et principalement lorsqu’il s’agit des douleurs de l’âme – et l’expérience très étendue que chacun est apte à faire de cette réalité. Hors de tout masochisme, et aussi de l’hypothèse décevante du dolorisme, ne conviendrait-il pas de prendre soin « de ne pas dénaturer la douleur en la traitant par ses "remèdes" » ? Question provocante, choquante même, mais juste. De plus, ultime paradoxe, tout cela n’est pas fatalement noir et triste ! PATRICK KÉCHICHIAN
La Quinzaine Littéraire (16 juillet 2002) – Une revue semestrielle dont le tirage est épuisé en quelques semaines, et dont le premier numéro est réimprimé un mois après sa sortie en librairie ? Dirigée par Michel Gribinski, penser/rêver, dont le titre remémore immédiatement le Perec de Penser/Classer, est sous-titrée « le fait de l’analyse », ce qui invite, comme le précise l’éditorial, à lire l’ensemble comme une seule phrase, autant dire un programme. Penser/rêver le fait de l’analyse, donc : cela explique-t-il ce succès inattendu, ou bien faut-il en chercher la raison du côté de la nostalgie dont témoignent maints lecteurs de la regrettée Nouvelle revue de psychanalyse longtemps dirigée chez Gallimard par J.-B. Pontalis (qui, s’il ne fait pas partie du comité, signe ici une « libre chronique » ) ? À moins, et ceci n’empêche pas cela, que le mérite en revienne au thème déployé dans ce numéro : « L’enfant dans l’homme ».
[…] On lit, entre autres, des articles de Paul-Laurent Assoun […], de Clarisse Herrenschmidt […], d’Edmundo Gómez Mango (« L’enfant aux rats », qui s’appuie en fait sur un texte autobiographique de l’écrivain uruguayen Francisco Espinola, écrit en 1936) et, enfin, de Pierre Bergounioux, qui ouvre le dossier d’un remarquable « Métamorphoses », un texte qui fonctionne en tenaille entre l’entomologiste d’une part, l’enseignant d’autre part, afin d’extirper d’une phrase sèche Federico Fellini du sujet qui était donné à traiter, l’enfant dans l’homme (à moins que ce ne soit l’inverse ? On ne sait plus, d’un coup). BERTRAND LECLAIR Écrire et éditer (juin/juillet 2002) – penser/rêver est le titre très perecquien d’une nouvelle revue de psychanalyse. Le comité de rédaction mêle des spécialistes de tous horizons [et couvre] une large palette thématique hors de tout carcan doctrinal […] À suivre.
Rivista di Psicoanalisi (avril-juin 2002) – La revue se signale par sa liberté quant à tout enracinement institutionnel. Si les théories « politiques » sont un mal insidieux de la psychanalyse, le désir des rédacteurs (parmi lesquels se trouve notre Alberto Semi) est au contraire de se présenter individuellement comme écrivains de la psychanalyse, dans la tradition reconnaissable de J.-B. Pontalis, qui tient ici une « Libre chronique ». Le style de penser/rêver n’est pas non plus universitaire. Peut-être est-il, ici ou là, trop littéraire, ce qui l’empêche sans doute de toucher un public étendu de psychanalystes, hors de l’ambiance culturelle française. Mais c’est aussi là que la revue innove, et c’est un plaisir.
[…] Le numéro [consacré à « L’enfant dans l’homme »] s’enrichit d’un glossaire dû à Paul Denis (« Adulte : notion purement empirique dont il n’existe aucune définition métapsychologique ; l’adulte est toujours le fils de l’enfant »), et apporte en cadeau la traduction française d’un article de Giovanni Vassalli (Zurich), paru en 2001 dans l’International Journal, sous le titre « The birth of psychoanalysis from the spirit of technique ». Il s’agit, à notre sens, d’un des meilleurs articles de psychanalyse récemment parus […] et nous conseillons d’y aller voir à tous les spectateurs adultes du présent désordre. ALESSANDRA DE MARCHI et PIER LUIGI ROSSI Livre Hebdo (5 avril 2002) – D’emblée, la nouvelle revue de psychanalyse se situe sous le double patronage de Freud et de l’ouverture hors des stricts chemins de la psychanalyse. […] L’objectif est bien de confronter des discours issus d’horizons différents avec des auteurs venant de la psychanalyse, des sciences humaines, mais aussi de la création littéraire. […] Le premier numéro s’ouvre sur un dossier passionnant consacré à « L’enfant dans l’homme ». CHRISTINE FERRAND
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